TDM tandem

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Du 10 au 25 février 2015 : Le retour en Thailande

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Magnifique bougainvillier


A notre sortie du Myanmar, le retour en Thaïlande nous parait à nouveau facile : la vie n’est pas chère, la nourriture est bonne, le climat est plutôt agréable. 

 

Après avoir franchie la frontière, nous empruntons une difficile mais très jolie route dans la montagne qui nous ramène dans la « plaine » Thaïlandaise, entrecoupée par un petit bivouac avec les garde forestiers (même si leur nombre important et la proximité de la frontière nous fait douter de leur fonction de « garde forestier » !).  Les paysages qui nous suivront jusqu’au Nord du pays seront globalement jolis mais assez identiques tout du long : des forêts à perte de vue, qui recouvrent les plaines et les collines et quelques rizières sèches en attente des prochaines semences du fait de la saison.

 

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Fleur de bananier

 

Nous faisons en Thaïlande de nombreuses et sympathiques rencontres de cyclistes (et de non cyclistes également) dont Evelyne et William,  couple français, qui sont partis seulement quelques jours après nous en vélo simple mais sont passés par la Chine et non par l’Inde comme nous l’avons fait. On les remercie au passage pour leur recette simplissime de riz au lait dont nous avons pas mal abusé.

 

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William, Evelyne et Laurent avant le départ

 

Quelques jours plus tard, nous retrouvons pour plusieurs jours Jean Pierre, de Bretagne, au lac de Phayao que nous avions rencontré au Myanmar et qui passe chaque année quelques mois dans le coin pour « avaler » des kilomètres. Il fait parti des nombreux cyclistes pour qui la Thaïlande est LE pays d’Asie du Sud Est idéal pour rouler et qui reviennent de nombreuses fois dans le pays.

 

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Coucher de soleil sur le lac de Phayao

 

Un vélo bricolé sur place et des sacoches sur mesure en jacinthes d’eau, qui sont l’une des spécialités du coin (celles-ci provenant du lac), lui font parfaitement l’affaire pour rouler dans le coin.

 

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Vélo et sacoches de Jean Pierre

 

Nous assistons également au nouvel an Chinois, mélange de musique, de pétards, de feux d’artifices et de défilé de dragons, le tout dans une organisation assez chaotique et bien drôle.

 

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Le bouquet final

 

Nous repartons finalement de Phayao, accompagné sur la moitié du trajet par Jean Pierre et deux cyclistes Thaïlandais.

 

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Sur la route, nous découvrons quelques spécificités culinaires du coin, ces petites bébêtes que l’on voit souvent sur les marchés. Nous goutons aux sauterelles, qui s’avèrent ne pas avoir trop de goût et aux larves (miam !) qui sont plutôt farineuses.  Après en avoir gouté une chacun, on s’empresse d’essayer de donner les autres à une Thaïlandaise mais vue la mine de dégoût qu’elle nous fait, on comprend que les Thaïlandais sont loin de tous raffoler de ces gourmandises. Parmi les autres choses sympas, on trouve aussi des rats et des poussins bien formés …


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Nous nous arrêtons également dans plusieurs villes dont Lampang et Chiang Rai où nous profitons des immenses marchés de rue du week-end. Le point fort de ces marchés, c’est les nombreux stands de bouffe en tous genre à un prix dérisoire. Un régal ! A Chiang Rai, nous avons pu assister à des danses traditionnelles qui se déroulaient sur une grande place. Les femmes et hommes dansaient en tournant en rond en changeant de chorégraphie à chaque morceau de musique.

 

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Changement des chaines car à priori il était nécessaire de le faire !

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Joli temple à Lampang


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A quelques kilomètres au sud de Chiang Rai, nous visitons également le fameux temple blanc, qui scintille du fait des innombrables morceaux de miroir qui le compose. Ce bâtiment est l’œuvre de deux artistes qui  ont lié religion, symboles et modernité. Sans vous dévoiler les secrets de la fresque intérieure du temple, nous pouvons vous dire que le peintre s’est donné à cœur joie dans les anachronismes.

 

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Le temple blanc

 

Nous rejoignons ensuite le triangle d’or par des paysages beaucoup plus verts grâce aux zones irriguées. Son nom provient en fait du trafic d’opium qui sévissait avant dans cette région où trois pays se rejoignent ici autour du Mékong : le Laos, le Myanmar et la Thaïlande. Nous empruntons enfin une très jolie route qui longe le Mékong pour rejoindre la frontière du Laos.

 

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Bâteau à fond plat du Mékong


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La carte du " triangle d'or"


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"Le triangle d'or"


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Le Mékong séparant la Thailande du Laos

 

Nos derniers jours en Thaïlande sont aussi accaparés par une réflexion intense sur la suite de notre voyage. Quel moyen de transport prendre pour rejoindre l’Amérique du Sud? En combien de temps ? Quelles sont les villes de destination et de départ ? Est-ce que l’on fige la fin du voyage ou nous verrons plus tard ? … Nous nous sommes posés toutes ces questions afin de réserver nos billets. Nous choisissons finalement des vols en avion pour l’Amérique du Sud. Tout se révèle un véritable casse tête (bagages, escales, …). Nous ne rentrerons pas dans les détails mais nous réalisons à quel point nous avons eu de la chance sur nos derniers vols : faibles surcoût pour le vélo, nombre de bagage illimité… Voyager en avion avec un vélo et sur de longues distances est vraiment compliqué, il faut faire avec différentes compagnies dont les exigences sont différentes et dont le moindre bagage anormal est énormément surtaxé à l’aéroport. Mais le plus gros problème reste la faisabilité de transporter nos équipements. Mieux vaut prévoir un puch in ball quand vous appeler les différentes compagnies pour évacuer le trop plein d’énergie quand celles-ci se contredisent entre deux coups de fil consécutifs ou nous font des réponses à la « mange ta glace » (du genre : « nous ne pouvons pas vous dire si votre vélo sera accepté sur le vol, vous devez faire la réservation au préalable »). Chapeau bas à Elise pour son sang froid au téléphone, je n’aurai pas réussi. Les options  très limitées nous ont finalement obligé à prendre quelques risques : on croise les doigts pour que le tandem soit accepté dans les vols car nous ne pouvons de toute façon pas en avoir la confirmation avant l’heure de l’enregistrement. Cet achat nous a imposé également une deuxième contrainte qui a été de devoir déjà poser la date de notre retour en France qui se fera donc en Décembre 2015 où nous atterrirons à Genève, sauf imprévu….



01/03/2015
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