TDM tandem

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Du 24 Novembre au 8 Décembre 2015 : Buenos Aires et le Nord Est de l'Argentine

Hola chicos,

 

Voilà comment les argentins nous interpellent gentiment, accompagné d’une bise. Le début de l’article sera cette fois ci davantage axé sur la vie des Portègnes, habitants de Buenos Aires que sur la faune et la flore.

 

La famille d’Alejandro nous accueil avec joie et curiosité à la sortie du camion. Le tandem seul dans le semi de 19m de long a fait bon voyage. Alejandro n’a pas menti quand il nous a dit qu’il avait une maison modeste mais un très grand cœur. Estela, sa femme, Milena et Augustina, ses filles et Pablo son fils mangent avec nous un repas à l’argentine, dès notre arrivée. Je m’explique, la table est remplie de viande. Il y a également salade et frites et il est 22h, l’heure du diner en Argentine. Les argentins sont de gros mangeurs de viande mais ce qu’ils préfèrent c’est l’asado de la fin de semaine. La cuisson au charbon est leur dada et il faut reconnaitre qu’ils sont vraiment très doués dans ce domaine. La viande est tendre (et grasse) donc excellente mais les quantités un peu excessives, je dirais !

 

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Famille Ignaszewski autour d'un "pollo al disco" (poulet cuit au disque)

 

Depuis Ezezia, quartier résidentiel à l’extérieur de la mégalopole, où nous avons élu domicile, nous faisons notre première excursion à la capitale. Nous prenons le train et sommes spectateurs d’un défilé continu de vendeurs en tout genre qui passent d’un wagon à l’autre. L’organisation est bien rodée et l’offre diverse : de la barre de « Turron » au cahier, en passant par des porte clés et des cutters. Nous descendons du wagon à Constitucion, le Chatelet local, pour y découvrir à pied cette immense ville en commençant par l’Obelisque. Nous marchons le long des docs de Puerto Madero qui semble être le cousin architectural de la Confluence lyonnaise. Le quartier de la Recoleta, chic et riche, est facilement comparable à Paris avec, entre autre, son cimetière. Une petite glace s’impose avant de traverser les quartiers de San Nicolas et de rechercher un logement dans le centre. Nous allons dormir dans l’ancien Ritz de la ville transformé en hôtel dortoir pour voyageurs. Nous continuons notre tour le lendemain sous un ciel nuageux et un peu de pluie. Ce climat gris n’est pas désagréable car le soleil est très chaud dans cette fin de printemps argentin. Nous déambulons dans les rues du quartier San Telmo et suivons « el paso de la historieta » (parcours de la bande dessinée). Ce petit circuit est jallonné de statues de personnages de bandes dessinées qui sont nés ici, dont la célèbre Mafalda. Un petit passage sur le pont de la « Mujer » (femme) dans le quartier de Puerto Madero. La promenade le long de la réserve écologique est sympathique et les sportifs profitent du lieu pour se défouler. Nous terminons la journée par le quartier de La Boca. Un quartier en décrépitude qui laisse apparaitre des scènes de vie qui nous rappellent que ce n’est pas la joie dans tous les foyers.  Des enfants qui jouent dans une cour inondée recouverte de déchets ; quatre murs où les seuls meubles sont une table et 2 chaises ; une maison où la voiture dort dans le salon… Seules les façades de tôles ondulées et colorées des rues autour du « Caminito » donnent aux visiteurs une ambiance joyeuse et paisible. Ici, le temps s’est arrêté et, comme le long de la route 66, les bonhommes de papiers partent en décrépitude. Les danseurs de Tango font leur show sur une estrade minuscule et ici, tous les bibelots possibles et inimaginables sont trouvables. Nous reprenons le train dans l’autre sens pour y retrouver les recycleurs de métaux en calèche, les goûters composés de « facturas » (ensemble de type de viennoiseries) accompagné d’un maté de yerba. Le maté de yerba est une infusion de feuilles amères issues de l’arbre qui se nomme « Yerba ». Celui-ci pousse dans la région de Missiones au Nord Est de l’Argentine et autour en Bolivie, Brésil et Uruguay. Tout le monde boit le maté, la boisson nationale, avec un pot à maté et une pipette à maté (bombillas).

 

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Ange dans le Cimetière de Ricoleta


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Personnage dans le "paso de la Historieta"


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Le fameux nécessaire à maté


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Quartier la Boca, el caminito


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Avec Estella et Alejandro devant le feu de l'asado


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L'obélisque

Nous récupérons au passage une denrée rare : un carton de vélo ! Nous bouclons celui-ci dans la soirée à la frontale.

 

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Dernier carton

 

Ça y est le plus gros est fait. Nous avons longuement hésité ces derniers jours sur quel pouvait être le programme de nos 10 derniers jours de vacances. Rester à Ezezia est la dernière de nos solutions à cause du bruit ambiant qui nous empêche de nous reposer correctement (autoroute à 15m, aéroport, chiens, TV, radio, musique, mobylette, …). Nous pensions également à aller faire un petit tour en Uruguay pour visiter à la journée la ville de Colonia de l’autre coté du rio de La Plata ou faire un saut en train dans le delta du même fleuve dans le quartier du Tigre. Nous sommes mitigés par ces visites.  La dernière possibilité que nous avons en tête est la découverte des Chutes d’Iguazu dans la région de Missiones, au nord est du pays, où les toucans et ce parc à la végétation tropicale me font de l’œil depuis plusieurs mois. Pendant de longues heures, nous pesons le pour et le contre. Le « dada » de Laurent : les équivalences. Je m’explique. Cette folie correspond entre autre à environ 9680 bananes équatoriennes (ça en fait des bananes !) Bref nous n’avons pas particulièrement faim au moment de la prise de décision, tirons une croix sur les 9680 bananes, et choisissons donc Iguazu sous le regard inquiet de la famille Ignaszewski craignant que l’on ne revienne pas à temps pour notre avion. Ce sera notre cadeau de Noel 2015. Je suis ravie d’autant plus que nous prenons le bus en dernière minute sans le vélo, le centre de nos préoccupations, habituellement. Nous ne sursautons pas à chaque fois que le chauffeur ouvre les soutes du bus où qu’il fait un arrêt au milieu de nulle part. Nous profitons des sièges semi cama ou cama pendant nos 37 heures de transport (aller retour). Oui, vous pouvez le dire c’est de la folie !

 

Nous avons pu observer depuis notre siège le delta du rio Parana de las palmas à Zarate, l’évolution de la végétation et les plantations d’arbre à yerba. Nous visitons dès le premier jour le coté Brésilien des « Cataratas » ainsi que son fabuleux parc aux oiseaux. Ce dernier est un parc de conservation des animaux et de sauvetage pour les oiseaux victimes de trafic illégal. Nous ne sommes pas dans la forêt amazonienne mais dans la « Atlantic rain forest » (foret tropicale humide atlantique). Nous le visitons cette journée là sous un ciel nuageux et quelques averses. C’est la saison des pluies, bah oui, il en faut bien un peu sinon il n’y aurait pas ces belles cascades que nous venons découvrir. Nous ne nous attardons pas vraiment devant les nandous et les flamands roses mais plutôt devant les perroquets et nous extasions devant les toucans. Ils sont extraordinaires avec leur bec multicolore et surdimensionné. Nous profitons également de tous les autres beaux oiseaux colorés de cette région. Après avoir réalisé des dizaines de photos de cette banane volante et des perroquets aux cris stridents, nous marchons le long d’une partie des 237 chutes du parc.

 

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Des Aras bleus


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Un premier toucan


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Plutôt classe, non? (Toucan Toco)


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Perroquet


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Les nuages de gouttelettes de pluie embrument en continue la vue. Nous rencontrons nos premiers Coatis, animaux devenus friands de « galletas » (biscuits) ou de hamburgers. Les passerelles de la gorge du diable sont fermées mais ce sera pour nous faire une plus grande surprise du coté argentin. Nous rentrons en Argentine avec 2 nouveaux tampons de ce pays sur nos passeports mais nous n’aurons pas la preuve de notre rentrée sur le territoire brésilien ce coup ci, tant pis.  

 

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Chutes d'Iguazu, côté Brésilien


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Ca mouille !

 

Après une journée de pluie continue, digne de la mousson asiatique, nous prenons le chemin de la seconde partie des chutes. La rive argentine possède 80% des chutes. Le soleil est sous-jacent, la gorge du diable ouverte, que demander de plus. Nous faisons un petit tour de train au milieu de gros papillons jaunes et parcourons les superbes installations  du site qui nous permettent de profiter de points de vue époustouflants.

 

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Des Coatis


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George du diable, côté Argentin


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Sur le retour, nous repassons devant les maisonnettes de fortune qui vendent aux touristes de belles orchidées et à proximité des mines de pierres « précieuses » à Wanda. Nous observons des enfants  sans chaussures qui vendent de petites sculptures d’animaux en bois, jouent au foot dans l’argile rouge qui compose le sol dans cette région, …

 

Le Brésil, que nous ne connaissons pas, nous aura fait de l’œil pour qu’on aille le visiter. Tout ceci a attisé notre curiosité. Peut être dans plusieurs années, qui sait ?

 

Nous bouclons notre sac, pesons les bagages et patientons jusqu’au jour J toujours en compagnie de la famille d’Alejandro, et en faisant nos habituelles activités informatiques (tri de photos, …). Vous l’aurez compris cette fois, c’est la fin.

 

Si le cœur vous en dit, vous pouvez venir nous voir pour notre arrivée à Baix ou sur les routes les prochains jours. Nous reprenons le vélo en France le vendredi 11 décembre jusqu’au dimanche 13 décembre. Il y a plus de détails dans la rubrique voyage où nous détaillons les dernières étapes avec notre bicyclette si elle arrive en même temps que nous à Genève.

 

Une chose est sûre, l’Amérique du Sud nous aura offert des paysages des plus époustouflants et ceci du début à la fin de notre parcours. Depuis les volcans au cône parfait du Nord jusqu’aux glaciers somptueux du Sud, des déserts de cactus de la plaine aux immenses salars d’altitude, le tout jalonné d’innombrables lagunes et dans un cocktail de couleurs toujours plus bluffant. De façon générale, nous avons été surpris de traverser autant d’étendues si faiblement peuplées où le bivouac consiste très souvent à se jeter n’importe où à côté de la route/piste.  Bien que l’amérique du Sud n’aie pas été le continent le plus dépaysant en termes de culture, nous avons pu apprécier les tenues traditionnelles encore bien portées en Equateur, Pérou et Bolivie et les spécialités culinaires, surtout en Argentine. La faune fut également un gros point fort avec de très nombreuses espèces, sauvages ou non, que l’on ne trouve pas chez nous et que l’on peut observer sans difficulté depuis notre vélo. Enfin, l’Espagnol a été un gros atout et nous a permis d’échanger facilement avec les locaux à la différence de l’Asie du Sud est.

 

« La vie commence là où notre zone de confort se termine »



08/12/2015
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